NOCES
Lin.e Weidmann- 2027chaos lié
images
“Les
noces c’est le contraire d’un couple. Il n’y a plus de machines
binaires : question-réponse, masculin-féminin, homme-animal, etc.
ça pourrait être ça. Un entretien, simplement le tracé d’un
devenir.”
(Claire
Parnet avec Gilles Deleuze)
DOSSIER DE PRODUCTIONS
Les Noces chantent. Elles font des odes pour rassembler les morceaux éclatés.
La création NOCES sera en résidence à la Libre Usine à Nantes du 19 au 23 octobre 2026-
Une présentation du travail aura lieu le JEUDI 22 Octobre à 19h dans le petit studio de la Libre Usine à Nantes - entrée gratuite et apéritif offert.
Noces sera aussi au travail du 29 octobre au 5 novembre et présenté au festival Festnov- au Parvis de Tarbes (65) le 5 Novembre 2026 à 18h : Entrée gratuite sur réservation
NOCES - Création 2027 - Production ANOMyyy. https://linwnn.com/NOCES
DES
ENGAGEMENTS
2027
voix, texte et danse – Lin.Weidmann
invitées - Soazig Le Flohic, Anna Delboy, Eloïse Decazes, Oonagh Haines
musique live - Luci Schneider - Lin.Weidmann
Regard extérieur : Clara Delorme
création lumière – Mariane Moula
sonorisation et régie son – Léa Descazeau
production – ANOMYYY.me
Soutiens - Honolulu à Nantes, Chorège CDCN à Falaise et le DOC à Saint Germain d’Ectot, NEUF NEUF à Toulouse, TRAVERSE à Bagnères de Bigorre Animakt à Saulx les Chartreux.
accueils en résidence – Place de la Danse à Toulouse, le Parvis Tarbes
avec la participation de la La libre Usine/Lieu Unique à Nantes
NOCES reçoit le soutien du dispositif Qui Vive et de Bourse Résidence à Nantes
création à NEUF NEUF à Toulouse _Festival NEUF NEUF 2027
Merci continuel à Caroline Barny et Hélene Péricard.
https://linwnn.com/NOCES
ANOMYYY.me – anomyyy@ik.me
INTENTIONS
On fabrique des liaisons maladroites, lianes poussent se rompent, saignent et repoussent.
Les fragments des Noces passent autour et à l’intérieur d’un corps qui tente de résoudre un chaos. Dans le silence des fictions maîtresses, il s’ébroue et ruse, il rentre et sort du jeu, il s’appuie sur ce qu’il trouve et devient plusieurs pour des fabriques de cohérences et des ruptures malignes (vives, breves et muettes).
Les paroles, elles, éparses et situées, façonnent l’espace de notre expérience.
Les techniciennes, musiciennes et performeuses invitées sont visibles et en interaction.
Les prises de parole, la musique et l’image chapitrent en formes claires et dissociées les points de vue sous les images.
Quand l’expérience vécu ne peut pas se dire, il reste la complainte et la résistance, deux pistes de mise en cohérence des dissociations. Noces fait ces deux mouvements avec le présent.
Danse
Le corps ligneux trame mon imaginaire, celui des lianes et des vrilles. Une vrille est un organe spécialisé permettant aux plantes rampantes ou grimpantes de s'accrocher à des supports divers dans un mouvement qui portait le nom de Mariage. Les vrilles, généralement de section circulaire, sont capables de s'enrouler en spirale serrée. Le caractère grimpant et noueux de la vigne que je cultive à Argenton-les-Vallées trame les liens que j’explore entre voix et corps. Dans un continuum solidaire, spontané et juteux, je prends la forme dont les expériences de Noces m’ont empreint le corps. Étranges, les présences absentes et les passages des autres sur scène jouent avec ce que la danse et la voix transmettent au présent. Des points de vues se racontent depuis les expériences silenciées, le bord de la scène est une proposition d’agentivité, un centre diffracté vers les récits bruiteux.Les collaboratrices, Soazig Le Flohic et Anna Delboy, les musiciennes et les techniciennes, sont sur scène dans une présence tranquille : projections d’images, séries de gestes en chorégraphies éparses ou à l’unisson, technique, prise de parole, déplacement des lumières se font au plateau et constituent le mouvement ordinaire et trouble d’une fête en famille.
Récit
L’état de jeu et la trame dramaturgique se veulent hybrides et appuyés sur des paroles claires, au micro et hors micro, au niveau du public et en adresse directe. L’enveloppe organique du son et la partition de la parole font psaume au rituel. L’anatomie de la vigne est évoquée parmi les chemins dramaturgiques ligneux et complexes des petites histoires rapportées.Musique
La musique transporte les imaginaires en conduisant la dramaturgie. L’orgue vient soutenir les fictions maitresses, des motifs de chansons mainstream sont hybridés aux chants de malmariés collectés dans le Nord des Deux-Sèvres et des partitions de musques électroniques sont dissociées par le traitement analogique des bandes magnétiques de Luci Schneider. Les résistances faites des matières du centre et le centre qui récupère les résistance, mouvement continu de l’histoire des marges et des instutions se raconte par le son.Image
Une série d’images se superposent en arrière scène, illustrant la fragmentation de nos opinions, de nos esthétiques, de notre rapport au présent. La projection est une source lumineuse de la pièce et témoigne de ce qui nous parvient de complexe et contradictoire lorsque nous faisons l’expérience d’être un corps.*Le socius préexiste à l'individu. Il rend compte de ses liens d'appartenance et constitue sa culture familiale. Pétri par les fils du culturel, du politique, du familial et du social.
Dates.
2026 - du 12 au 16 janvier - Résidence plateau à Honolulu Nantes
du 19 au 31 janvier - Résidence à Place de la Danse Toulouse.
du 16 au 20 février et du 13 au 17 avril - Résidence à Scène de Territoire. Bressuire 79
du 26 au 31 mai - Résidence au DOC de Caen en partenariat avec Chorège CDCN Falaise 14 - 30 mai - NUIT de NOCES
du 19 au 23 octobre - Résidence à la Libre Usine. Nantes - sortie de maquette le 22/10.
5 novembre - Maquette présentée à Festnov - Le Parvis , scène nationale de Tarbes.
2027 - du 21 au 30 juin - Résidence à la Métive 23 - sortie de résidence au festival La Festive.
novembre - Première au festival NeufNeuf Toulouse 31.
Extensions
Un oracle a été dessiné par Baptiste Alchourroun. C’est sur la base d’un dessin animiste cartographiant nos discussions que s’est élaboré peu à peu les perspectives d’une nomenclature oraculaire.
Un objet littéraire se constitue le long de l’écriture et formulera la trace autant que le contenu du spectacle en création. Les résidences de Noces sont des espaces de travail chorégraphiques et social où un binôme est invité à l’étude du geste mais se sont aussi des temps d’enquêtes documentaires sur les relations de soin. L’écriture de textes témoins produira au terme de cette recherche, une trace édité de ce qui nourrit la forme au plateau.
Nous travaillons à la production de ces objets en parallèle de la performance de Noces.
Leur distribution est envisagée dans les réseaux de librairies et sur le parcours de diffusion du spectacle.
Notes
“ Nous sommes parties des familles avec un besoin fondamental de quitter. Nous nous sommes débarrassée et il fallait changer de terreau. Renouveler ardemment la faculté de penser, de choisir et de chercher. Alors notre structure osseuse, notre approche de l’autre, s’est fondée dans le départ potentiel, l’enfer du groupe, la marge désirée. Nous avons fait des ailleurs notre géographie potentielle, la possibilité d’être. C’est ainsi que nous avons creusé l’idée de soi, par les issues. Il se cultive en nous, ce besoin de pouvoir partir, de nous défaire des contraintes et de fabuler l’idée de prendre soin d’un tissus réinventé.
Dans l’actualité du monde, il est plus simple d’être électron plutôt que proton
Il est donc possible de s’instituer, auteurice, famille choisie, individue propriétaire, unique et singulière. Nous pouvons évoluer sans, les contraintes des groupes, noyaux, communautés, fabriques éternelles, mouvements politiques, ces systèmes ne tiennent pas bien … Parce que c’est un effort que de biaiser les distinctions, de faire avec le divers. D’être apte à considérer la différence et de composer avec. Nous nous accommodons des distinctions que cultivent nos goûts, nos espaces, nos quartiers, nos désirs, nos solitudes confortables.
L’effort que suppose l’engagement, est difficile.
C’est ainsi que les fachismes s’instaurent, en repoussant l’autre et en désirant l’ordre.
Nous médicalisons nos incapacités sociales,
nous prenons soins de nos cadres silencieux,
nous voulons être raisonnables pour nos corps
nous sommes dérangées par la pensée étrange
nous moralisons nos élections affectueuses et peu de divergences passent.
Nous préférons diluer, scinder dans le temps, sectionner, faire de l’éphémerité.
Parce qu’il est lourd de composer avec l’unité d’une vie seulement.
Nous en fabriquons plusieurs.
Comme des unités capitalisées.
Nous cherchons toujours, ce qui fait sens à l’instant T. intéressés par les devenirs supérieurs. Les ascensions sociales, les reconnaissances brillantes, les opinions fortes et les amitiés fertiles. Nous fuyons les conflits, nous voulons l’harmonie dans nos cercles, nous fabriquons les fictions nécéssaires pour que l’ordre s’établisse en tous lieux.
Nous avons besoin d’espaces intimes pour muer en permanence vers ce qui construira l’issue de nos réalisations de projets. Nos produits.
Alors il nous faut nous débarrasser. Enlever les obstacles, défaire les contraintes et rejouer nos traumas par des violences diverses.
L’abondance des images, la professionnalisation du sensible, l’économie de l’attention, nos corps modifiables, l’intensité des rapports, l’inconnu à conquérir, l’insuffisance de l’ordinaire, l’ennui impossible, la psychanalyse et la psychiatrie moderne.
La précarité du travail,
La bataille culturelle, sont des facettes de ce devenir seul, colon des terres du devenir. reproducteurs.
Rendre transparent l’outillage de ce système c’est parler d’argent. Les moyens des segments, la distribution des richesses. De vide fabulé par les avant-garde du capitalisme et de rapidité, du flux. C’est parler de sur quoi repose l’objectivation des corps, la colonisation comme le viol comme l’incarcération consiste à nier la culture de l’autre, nier son agentivité, préférer la sienne par dessus tout.”
Je suis opresseur parce que j’ai peur, je suis victime, je protège d’autres victimes en fabriquant des cadres sécurisés, des familles, je met au dehors le conflit et pense l’autre comme une menace, je participe au fachisme, j’avance vers lui avec tout le monde, surtout parce que j’ai peur, ma pensée n’est pas claire, elle s’en veut, par l’introjection des violences dont elle se souvient, ma pensée se contredit.
Lin.e W - Avril 26.
-
2026 - du 12 au 16 janvier - Résidence plateau à Honolulu Nantes
du 19 au 31 janvier - Résidence à Place de la Danse Toulouse.
du 16 au 20 février et du 13 au 17 avril - Résidence à Scène de Territoire. Bressuire 79
du 26 au 31 mai - Résidence au DOC de Caen en partenariat avec Chorège CDCN Falaise 14 - 30 mai - NUIT de NOCES
du 19 au 23 octobre - Résidence à la Libre Usine. Nantes - sortie de maquette le 22/10.
5 novembre - Maquette présentée à Festnov - Le Parvis , scène nationale de Tarbes.
2027 - du 21 au 30 juin - Résidence à la Métive 23 - sortie de résidence au festival La Festive.
(...)
novembre - Première au festival NeufNeuf Toulouse 31.